1. Déterminez vos objectifs. Qu’est ce que vous voulez faire ? Du théâtre ? Du cinéma ? Des marionnettes ? Où est ce que vous voulez être dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

 

2.    Inscrivez-vous dans un cours de théâtre avec un bon professeur.  Tous les cours ne se valent pas et un bon professeur est comme un coach. Il saura faire sortir le talent qui est en vous. Voyez le professeur comme un tailleur de pierre et vous comme un diamant à l’état brut. Le diamant prend toute sa valeur et révèle toute sa beauté après sa taille, d’où son importance.

 

3.    Continuez à vous entraîner à jouer, faire des stages, des formations, montez des spectacles. Un acteur est comme un musicien. Son instrument est son corps, ses émotions.

 

4.    Faites de bonnes photos de comédien. Les prix peuvent aller de 150 à 300€. Sachez que des photos de comédien ne sont pas des photos de mode. Ces photos doivent vous ressembler. C’est à dire qu’on doit pouvoir voir différents traits de votre personnalité sur les photos. Pas la peine de montrer vos abdos ou votre nouveau maillot de bain 2 pièces.

 

5.    Entraîner-vous aux castings et aux tournages en faisant des courts métrages d’école par exemple. Pour cela je vous recommande de vous inscrire à la maison du Groupe loumbia Formation.

 

6.    Trouvez un agent en lui présentant photos, cv et une bande démo. La bande démo est une petite vidéo de 5mn ou vous montrez des extraits de films, courts métrages, pièces … dans lesquels vous avez joué

7.    Essayez de rencontrer les directeurs de castings, envoyez leur cv, photos, bande démo. Essayez de garder contact avec eux en leur envoyant un mail de temps en temps, une actualité, une invitation à un spectacle.

 

8.    Parlez autour de vous. Comme pour tous les métiers, c’est souvent une question de bouche à oreille. Faites vous un « réseau ». Un ami qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un …

 

9.    Persévérez ! Il vous faudra du courage car c’est un parcours semé d’embûches, mais vos efforts paieront un jour ou l’autre.

Tout cela est très simplifié évidemment mais cela vous donnera une idée de la démarche à suivre pour devenir acteur ou devenir actrice. Je ne parle pas de comment financer vous études dans cet article, mais il vous faudra trouver un travail à coté pour pouvoir payer les factures. Je ne parle pas non plus de la chance. Il faut avoir de la chance c’est vrai. Mais celle ci se provoque.

 

Je terminerai avec une citation d’Hector Berlioz
« La chance d’avoir du talent ne suffit pas ; Il faut encore le talent d’avoir de la chance

Devenu acteur célèbre

 

J’ai déjà entendu dire “je veux devenir actrice pour devenir célèbre ou bien, “je veux devenir acteur pour devenir quelqu’un. Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut tourner les choses. On ne devient pas acteur pour devenir quelqu’un, c’est parce qu’on est quelqu’un qu’on peut devenir acteur.

Ce n’est pas parce qu’on devient comédien qu’on devient quelqu’un. Si vous pensez comme ça, essayez de construire l’estime que vous avez de vous. Car même si un jour vous devenez célèbre, il y a de grande chance pour que votre “manque” soit toujours présent.

Quand je dis qu’il faut être quelqu’un pour devenir acteur, et non pas l’inverse, je ne veux pas dire qu’il faut être “fils de” ou déjà connu. Ce que je veux dire c’est qu’il est préférable d’avoir une personnalité. Se dire “je veux être comme …” ou “je veux ressembler à …” montre qu’il y a un manque de personnalité, un manque de confiance, et cela n’est pas très attractif ni pour un directeur de casting ni pour un réalisateur.

En choisissant ce métier certains risquent d’être déçus par la réalité : il y a beaucoup de monde et le métier est difficile. Tout ce que l’on voit dans les journaux, les acteurs qui gagnent beaucoup d’argent, qui font la fête et qui sont adulés par tout le monde … tout cela n’est qu’une infime partie de la réalité. C’est la partie visible de l’iceberg. Quand vous regardez la télé ou quand vous allez au cinéma, la majeure partie des actrices et des acteurs que vous voyez ne gagnent pas leur vie avec ce métier. Généralement ils ont une autre activité à coté qui leur permet de gagner de l’argent de manière plus sure.

D’ailleurs, vous avez déjà du vous dire “tiens il me dit quelque chose celui là” en voyant un film, non ? Mais en comparaison du nombre d’acteurs que l’on voit, finalement on ne se le dit pas si souvent que ça, vous ne trouvez pas ?

Tout ce que je dis peut paraitre négatif, voire décourageant à première vue mais si vous avez la passion, si vous avez l’envie, si vous êtes prêt à vous donner à fond pour y arriver, alors tout est possible ! Et puis ce n’est pas parce que vous n’êtes pas connu que vous ne pouvez pas gagner votre vie avec ce métier. Plein d’acteurs qui vous disent vaguement quelque chose vivent bien de leur métier.

 

Pour avoir plus de chances de réussir, soyez sur de choisir ce métier pour les bonnes raisons. Avec de l’envie, de la persévérance et beaucoup de travail, on arrive à tout.

Comment savoir que tu as des talents

 

A moins que vous n’ayez déjà eu 5 Oscars et fait plusieurs dizaines de millions d’entrées avec un film (ou à moins que vous ayez un ego surdimensionné ;), on s’est tous posé ces questions au moins une fois : « Est-ce que j’ai du talent ? »et « Comment savoir si j’en ai ? »

Très souvent on entend parler de « Talent » comme s’il s’agissait que quelque chose d’un peu magique. Quelque chose qu’on a ou pas. Quelque chose d’inné. On nait avec, et si on n’en a pas alors c’est mal barré.

Mais le talent n’est pas quelque chose d’inné. On peut avoir des facilités à faire quelque chose mais le vrai talent, c’est le travail. C’est à force de travail que le talent se révèle. Aucun grand sportif, aucun grand artiste n’est arrivé au top sans travail. Cela demande du temps et de la persévérance.

Entre une personne qui a des facilité et qui se repose là dessus, et une autre qui a du partir de plus loin mais qui est hyper motivée, qui veut y arriver et qui travaille dur pour ça, cette dernière ira beaucoup plus loin. Ça vous est d’ailleurs peut être déjà arrivé. Vous connaissez quelqu’un qui n’a pas un très bon niveau dans un domaine, mais vous voyez que cette personne fait beaucoup d’efforts et est très motivée. Quelques années plus tard vous avez des nouvelles de cette personne ou bien vous la recroisez, et vous vous rendez compte que son niveau est largement supérieur à celui que vous lui connaissiez. Par exemple vous commencez le piano avec d’autres enfants, et vous êtes meilleurs que les autres. Mais finalement vous arrêtez. Et puis un jour vous voyez sur internet un de ces « ancien élève » qui a énormément de talent, qui est devenu professionnel alors que vous étiez meilleurs que lui avant. A ce moment là vous vous dite que si vous aviez continué ça aurait pu être vous. C’est dans des moments comme ça qu’on comprend vraiment que le travail et la persévérance payeront toujours.

Le truc c’est qu’on voit toujours un résultat sans regarder le processus dans son ensemble. Je m’explique. Reprenons l’exemple de l’ancien élève de piano. On voit le résultat : une personne qui a beaucoup de talent et qui joue très bien au piano. On peut alors se dire « il a de la chance, il a beaucoup de talent », alors que ce qu’on oublie de voir ce sont ces milliers d’heures passées à s’entrainer. On oublie de voir que son résultat (être un bon pianiste) a nécessité un long processus (son entrainement et sa persévérance).

Si vous voulez avoir plus de talent, travaillez plus.

 

Comment avoir du talent

Très souvent, quand on parle de talent, on parle de don, comme s’il était décidé à l’avance qu’on allait être bon ou mauvais dans tel ou tel domaine. C’est comme si on ne pouvait rien y faire : on a du talent ou on en a pas.

“Il dessine bien. Normal il a du talent. Moi je ne pourrais jamais dessiner comme ça”

“Il joue bien, il de la chance d’avoir du talent. Moi je n’en ai pas”

Ces phrases sont ce qu’on appelle des “croyances limitantes”. Ce que vous croyez sera vrai pour vous. Si vous pensez que vous ne pourrez pas arriver à un résultat, alors il y a de grandes chances que vous n’y arriviez pas.

“Il y a ceux qui disent qu’ils peuvent et ceux qui disent qu’ils ne peuvent pas. En général ils ont tous les deux raison” disait Henry Ford.

Il y a des gens qui ont des facilités, des aptitudes, c’est vrai. Mais ce qui est aussi vrai c’est que même si on a des facilités mais qu’on ne les travaille pas, le résultat ne pourra pas être à la hauteur de nos espérances.  Vous aurez beau avoir un très grand talent, si vous ne le travaillez pas, n’essayez pas d’être meilleurs, votre talent restera un diamant à l’état brut, n’ayant pas encore révélé tout son éclat.

Voyez le talent comme une aptitude, une compétence. Et ce qui est bien avec une compétence, c’est qu’elle s’apprend et qu’elle peut s’améliorer avec le TRAVAIL. Le travail est ce dont on parle le moins quand on parle de talent. Pourtant c’est la clé de la réussite.

Leonardo Dicaprio, Meryl Streep ou Robert De Niro, bien que TRÈS talentueux, ne se reposent pas uniquement sur leur talent. Ils travaillent sur leur personnages jusqu’à ce qu’ils deviennent une seconde nature.

Comment avoir du talent ? Soyez passionnés et travaillez sans relâche.

 

 

Comment avoir la confiance en soi

 

Quand on parle de confiance en soi, on pense à quelqu’un d’hyper à l’aise dans toutes les situations, le sourire jusqu’aux oreilles, qui marche d’un pas décidé et qui connait tout le monde. On se dit aussi que pour devenir acteur il faut avoir confiance en soi. Il est donc très facile de faire un rapprochement entre les deux et de se dire qu’on ne peut pas devenir acteur parce qu’on n’a pas cette « confiance en soi ». Mais il y a une distinction à faire entre confiance en soiconfiance en ses capacités. La confiance en soi est quelque chose de très général, alors que la confiance en ses capacités est plus précise, et on peut avoir l’une sans forcément avoir l’autre.

                                          Le rôle d’un  cours de  théâtre

Les écoles servent à apprendre à jouer, à apprendre tout ce qui est technique, mais aussi, et surtout, à avoir confiance en ses capacités. Avoir confiance en ses capacités va permettre d’avoir moins de stress. Et qui dit moins de stress dit forcément meilleure performance. Donc en ayant confiance en ses capacités vous serez meilleur.

                   Comment  développer  cette  confiance ?

Il n’y a pas de secret, cela demande du travail. C’est en s’entrainant à jouer qu’on prend petit à petit de la confiance. C’est comme pour n’importe quoi. Quand on va apprendre à jouer d’un instrument de musique on va apprendre la technique, et c’est à force de pratique qu’on va avoir cette confiance. Ce ne sera pas forcément de la confiance en soi au sens général, mais ça sera de la confiance en ses capacités à jouer de cet instrument.
Je vous recommande aussi de faire un maximum d’erreur quand vous répétez. Tentez de nouvelles choses. Dans une école de théâtre on va vous apprendre à « bien jouer », mais il ne faut pas oublier d’apprendre à mal jouer. Vous trouvez ça bizarre ? Le fait d’apprendre à mal jouer va vous permettre de vous créer une échelle de valeur sur la qualité du jeu d’un acteur. Car si on veut apprendre ce qu’est un bon jeu d’acteur, il faut aussi savoir en reconnaitre un mauvais.

C’est donc la confiance en ses capacités qui est plus importante. Il y a plein d’acteurs qui ont un gros manque de confiance en eux, et ça ne les empêche pas de jouer. Par contre ce sont des acteurs qui ont une grande confiance en leur capacité à jouer. Et de la même manière il y a des gens qui ont une grande confiance en eux et qui ne peuvent pas jouer. C’est pour cela qu’on peut voir des timides devenir de très bons acteurs. Ils lâchent tout sur scène, alors que ceux qui ont confiance en eux se font tout à couper, tout petit. Et vous ? Que faites vous pour vous donner confiance

 

 

La technique et l’acteur

Il y a quelques jours j’ai eu une discussion avec un ami comédien. Il me parlait d’un tournage sur lequel un acteur était très impliqué dans son rôle. Il lui avait donné un accent, parlait sans cesse et à tout le monde de son personnage, prenait beaucoup de temps pour se concentrer … Tout cela parait très louable à première vue : c’est un acteur concerné par son personnage (ce qui n’est pas le cas de tout le monde).

Le seul problème c’est qu’il a fait perdre beaucoup de temps à l’équipe, et le tournage a eu du retard. Il a même oublié de faire l’accent lors d’une des prises. En plus il fallait attendre qu’il soit prêt ou assez concentré pour tourner.

Cela m’a rappelé ce qu’un coach m’avais dit : “Pour créer un personnage, vous devez travailler dessus tous les jours, jusqu’à ce qu’il vous appartienne”. C’est à dire que pour faire un personnage fort, il n’y a pas de secret, il faut travailler jusqu’à ce qu’il devienne une seconde nature. On ne peut pas se permettre d’arriver sur un tournage sans avoir bien travaillé son personnage. Une journée de tournage coute très cher, beaucoup de gens sont impliqués, il faut avancer. Bien souvent vous n’aurez même pas le temps de répéter et parfois vous n’aurez droit qu’à une ou deux prises. Si vous vous plantez, soit vous retardez tout le tournage, soit la prise ou vous êtes le “moins pire” sera choisi. Au final c’est vous qu’on verra, et si vous n’êtes pas très bon vous ne pourrez pas dire “nan mais là j’avais qu’une prise”.

Pour en revenir à votre technique d’acteur, quelle qu’elle soit, elle doit être invisible. Vous devez connaitre votre texte, votre personnage, les enjeux de la scène, … et tourner. C’est tout ce qu’on vous demande finalement, faire votre travail. On vous donne un objectif, il faut que vous l’atteigniez quelle que soit votre technique. Lorsque vous amenez votre voiture au garage pour changer les plaquettes de frein, tout ce que vous voulez c’est qu’on vous rende la voiture rapidement avec des plaquettes neuves. Vous n’avez pas besoin (et vous en avez surement rien à faire) qu’on vous explique tout le fonctionnement d’un système de frein hydraulique. He bien là c’est pareil. Les gens n’ont pas besoin de connaitre tous vos “trucs” de comédien.

 

Et puis pour ce qui est de la création des personnages, vous verrez qu’à force de travailler, ceux ci seront de plus en plus faciles à trouver et viendront plus rapidement.

5 étapes pour atteindre un objectif

Que l’on soit comédien ou non, avoir un objectif précis aide grandement à la réussite d’un projet. C’est même quasiment obligatoire. Sans objectif on ne sait pas dans quelle direction on va. L’objectif va vous servir de boussole. Sans boussole et au milieu de l’océan, il est très difficile d’atteindre un point précis.

1 – Définir un objectif précis

Cette première étape est essentielle. Il y a une citation qui dit “Tout objectif flou conduit irrémédiablement à une connerie précise”. Un objectif se doit d’être précis, quantifiable. Par exemple au lieu de vous dire “je veux maigrir” dites vous “je veux maigrir de _ kilos” ou encore : “je veux perdre cm de tour de taille”.

Un objectif doit être : Spécifique (qu’il soit le plus précis possible), Mesurable (donnez des chiffres précis), Atteignable (il faut être ambitieux mais pas démesuré), Réaliste (pas hors de votre portée) et Temporellement défini (donnez une date limite pour éviter de tout le temps reporter)

2 – Liez cet objectif à une émotion

Les émotions sont très fortes et peuvent être utilisées comme levier. Posez-vous ces questions :

·         “Pour quelle raison vous voulez atteindre cet objectif ?”

·         “Qu’est ce que cela vous apporterait ?”

·         “Qu’est ce que vous ressentirez une fois l’objectif atteint (ou pas) ?”

En vous projetant de manière sincère vous aurez des images qui apparaîtront dans votre tête et vous ressentirez des émotions. Si jamais vous avez des passages à vide, repensez à ces images et ces émotions. Cela vous aidera à passer à l’action.

3 – Diviser l’objectif

L’objectif que vous avez à atteindre est peut être assez éloigné. Du coup quand vous y pensez vous vous dites “ok laisse tomber c’est trop compliqué / loin / …” et vous abandonnez.
La solution est de diviser votre objectif principal en sous-objectifs qui sont plus faciles à atteindre.
Pour imager cela imaginez que vous ayez 100 Km à faire en vélo. 100 Km en une fois c’est beaucoup, mais si vous vous donnez entre 5 et 10
 “sous-objectifs” cela ne fait plus que 10 à 20 Km à chaque fois. Il est plus facile de gravir un escalier plutôt qu’un mur, bien qu’au final vous êtes à la même hauteur.

4 – Mettez de coté votre objectif principal

Toujours pour éviter de se décourager, il vaut mieux se focaliser sur ses “sous-objectifs”. Dans une interview Will Smith parle de sa jeunesse et de son père. Un jour ils devaient reconstruire un mur entier avec son frère. Il pensait que cela était impossible. Mais son père lui a dit « il ne faut pas se dire : il faut construire un mur parfait ! Mais plutôt : il faut commencer par poser une brique le plus parfaitement possible, refaire cela tous les jours et bientôt vous aurez un mur. »

5 – Faites la liste des actions

Listez toutes les actions à faire pour atteindre vos “sous-objectifs” et qui vous permettront d’atteindre votre objectif final. De cette manière vous saurez où vous en êtes sur la route pour l’atteindre.

Et surtout, passez à l’ACTION !

Que faire quand il ne se passe rien ?

Quand on est acteur, il arrive qu’on ai des « périodes creuses ». Ces périodes dont on se passerait bien où on n’a rien : pas de boulo, pas de cours, pas de casting à préparer. C’est typiquement ce qui se passe durant les mois d’été. Toute marche au ralenti. Du coup on fait quoi ? Rien …

Ce n’est pas parce qu’il ne se passe rien qu’il ne faut rien faire ! Au contraire ! Il faut voir ces périodes comme un bon moyen pour travailler de son coté.

Mais alors, au lieu de rester allongé sur son canapé à jouer à laPS3, qu’est ce qu’on peut faire quand tout marche au ralenti et qu’on n’a pas de travail ?

Voici 5 idées pour rester au top :

1 – Travaillez des textes

L’analyse de texte est vraiment très importante quand on travaille sur un rôle. C’est un exercice qui n’est pas simple et qu’on doit pratiquer pour s’améliorer. Entrainez vous et demandez vous quels sont les enjeux de la scène pour tel personnage, quel est son objectif, trouvez le sous-texte, quelles sont les circonstances données … A force de travailler sur des textes, le jour où vous devrez le faire pour un tournage vous serez au top.

 

 

2 – Jouez face caméra

Entraîner-vous à passer des castings devant la caméra. Prenez le texte d’un film que vous aimez par exemple, préparez le comme si c’était un vrai casting, et filmez vous comme si vous y étiez. L’idée c’est de commencer à « apprivoiser » votre image. Au début ça risque d’être assez violent, on se juge, on se trouve mauvais ou moche, mais il faut continuer et chercher à se perfectionner. Le but c’est d’être plus à l’aise en situation de casting.

3 – Entretenez vos relations

Le réseau est aussi TRÈS important. Gardez le contact avec les gens avec qui vous avez travaillé, prenez contact avec ceux avec qui vous aimeriez travailler, montrez aux directeurs de casting que vous existez. Vous devez régulièrement leur montrer ce que vous faites ou parlez de sur quoi vous travaillez en ce moment.

4 – Créez votre travail

« On n’est jamais mieux servi que par soi même ». On ne vous propose pas de rôle ? Alors pourquoi ne pas mettre à profit ce moment où il ne se passe pas grand chose pour vous écrire un rôle ? Si vous n’avez jamais rien fait commencez soft et évitez de vous lancer dans l’écriture d’un long métrage qui nécessiterai 45 millions de Dollars, mais pourquoi pas écrire un petit court métrage ? Vous pourriez vous écrire un rôle sur mesure. Vous pouvez aussi vous lancer dans un projet théâtral.

Autre point positif, vous auriez quelque chose à dire à votre réseau si jamais vous êtes en panne d’inspiration. Ça leur montrerait que vous travaillez 

5 – Faites du sport

Avoir une bonne hygiène de vie est très important aussi. Faire du sport régulièrement vous permettra d’être en meilleure forme et de pouvoir rester concentré plus longtemps sur un tournage ou une scène de théâtre. Votre corps est votre instrument de travail, il faut vous en occuper. Et sans compter que faire du sport vous fera vous sentir bien dans votre peau !

 

Vous n’êtes pas obligé de tout faire mais sachez qu’au plus vous travaillerez, au plus vous serez prêt pour les castings et les tournages. Comme un musicien qui va s’entraîner à jouer de son instrument, un acteur doit faire pareil, sauf que son instrument c’est lui même.

Etre précis et spécifique

Quand on monte sur scène ou quand on travaille sur un script de cinéma, en tant qu’acteur on a des choix à faire. Cela commence par des questions comme : Qui est mon personnage ? Que fait-il ? Où est-il ? Qui est cet autre personnage à qui je parle dans le texte ? …

Tout cela va servir à recréer la vie à partir d’un simple texte. Cela va vous aider non seulement à créer notre personnage mais aussi à comprendre et à croire aux circonstances données.

Dans cette phase de travail, les choix que vous aurez à faire doivent être précis et spécifiques. Qu’est ce que ça veut dire ? Prenons un exemple.
Disons que dans une scène votre personnage est énervé. Vous ne pouvez pas (et ne devez pas) jouer l’énervement. Déjà l’énervement est une
 conséquence. C’est à cause de quelque chose qu’on est énervé et non pas l’inverse. Ensuite il vous faudra être spécifique en vous posant les bonnes questions. Si la raison n’est pas donnée dans le texte alors il faudra en trouver une. Il faudra aussi vous demander : à quel point est il énervé ? Est ce qu’il est agacé ? Furieux ? Exaspéré ? … Le fait d’être précis vous permettra de donner plus de nuance à votre jeu d’acteur.

On ne peut pas être “général” quand on joue. On ne doit pas l’être. Un professeur de théâtre disait “Dans la vie rien n’est général. Seul un mauvais jeu d’acteur l’est”.

Tout doit être clair : les lieux, les personnages, les conflits …

Dans la vie quand vous parlez d’un ami vous savez qui il est. Ce n’est pas quelqu’un “en général”. C’est une personne que vous connaissez bien. Vous connaissez son visage, sa voix, son travail…

 

Cela prend du temps, mais au plus vous serez précis dans la construction de votre personnage et de ce qui l’entoure, au plus vous aurez une base de travail solide pour le moment où vous serez sur scène ou devant la caméra. Votre jeu sera plus sincère, plus naturel et plus dense.

Êtes-vous spontané ?

La spontanéité est quelque chose qui n’est pas simple à atteindre quand on joue. Quand on voit un acteur être spontané à l’écran c’est un régal, et on se dit que ça a l’air très simple. Et pourtant c’est très loin d’être le cas. C’est d’ailleurs pareil dans quasiment tous les domaines. Quand on voit quelqu’un qui est très bon dans son domaine, ça a l’air très simple. Mais comment atteindre cette aisance ?

Quand j’ai commencé dans le métier je n’aimais pas trop les répétitions. Je pensais que pour garder une certaine spontanéité il valait mieux éviter de trop répéter. C’est vrai que si on répète trop de la même manière on risque de s’enfermer dans une sorte de « musique » et de manquer de flexibilité. Donc je répétais en ne donnant pas « tout » afin d’en garder un peu pour le jour J.
Mais dans ce cas comment faire si on doit jouer au théâtre tous les soirs ? Comment faire pour garder de la spontanéité au bout de 10, 50 ou 200 représentations ?

Aujourd’hui c’est tout l’inverse. Je sais que si on a la chance de pouvoir répéter, il faut le faire. La répétition vous permet d’être en mode exploration. C’est pendant les répétitions qu’on peut se tromper, faire des erreurs et trouver des idées nouvelles. C’est justement ça que j’adore aujourd’hui dans les répétitions : explorer, essayer de trouver des idées originales, et me planter ! Parce que faire des erreurs fait partie du processus de la réussite.

Très souvent on n’a pas le temps de faire de répétition, surtout à la télé. Par exemple dans certaines séries télé, ils reçoivent le texte la veille au soir pour le lendemain matin. Jouer dans ces séries est un vrai challenge pour un acteur. Les acteurs et actrices que je connais et qui ont déjà joués dans ces séries là m’ont dit que c’était l’un des exercices les plus difficiles qu’ils ont eu à faire.
Ce qui se passe c’est que ces tournages sont très rapides, et les acteurs n’ont pas le temps de répéter et de bien travailler leur rôle. C’est d’ailleurs dans ces cas là qu’on apprécierait de pouvoir répéter.

On dit souvent que les acteurs de théâtre sont meilleurs. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils travaillent plus leurs rôles et font plus de répétitions.       

 Voici donc 3 règles simples :

Règle n°1 : Répétez dès que vous le pouvez

Ne jouez pas tout le temps de la même manière afin de ne pas vous enfermer dans une seule façon de jouer

Règle n°2 : Soyez en mode « exploration » et apprenez de vos erreurs

Tout est permis dans ce mode « exploration ». Apprenez de vos erreurs et notez ce qui est bien.

Règle n°3 : Écoutez et répondez

 

C’est la base même du jeu d’acteur. On ne peut pas s’y soustraire. Jouer sans écouter et répondre c’est comme si vous construisiez une maison sans en faire les fondations … elle va s’écrouler.

Il ne faut rien faire 

C’est un conseil qu’on entend souvent quand il s’agit du jeu face à la caméra : « il ne faut rien faire ». Mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Est-ce qu’il faut vraiment « ne rien faire » ? Ou bien est-ce un conseil pour rendre les choses plus faciles ?

Certains acteurs suivent ce conseil à la lettre. Quand ils jouent ils essaient d’en faire le moins possible pour ne pas avoir l’air d’en faire trop. Ce qu’ils veulent c’est essayer d’être le plus naturel possible.

A l’inverse, certains autres préfèrent « montrer » ce que leur personnage pense en jouant les situations. Ceux là ont du mal à « ne rien faire » car pour eux « en faire moins ce n’est pas jouer, c’est juste « ne rien faire », et ça tout le monde en serait capable. »

La première chose à savoir c’est qu’au cinéma, selon la valeur du plan (plan large ou plan serré) le moindre mouvement, le moindre battement de cil sera amplifié. Donc quelque part, on peut dire que « moins c’est plus ». Au moins on en fait au mieux c’est.

Il y a une anecdote d’un réalisateur qui avait dit à son acteur « Fais en moins ». Puis après la 4ème ou 5ème prise il continua de lui dire « Fais-en encore moins ». L’acteur a alors dit« Mais si j’en fais moins je ne vais plus rien jouer ». « C’est exactement ça ! » lui a répondu le réalisateur.

Ne rien faire ne veut pas dire arrêter de penser. Votre personnage doit continuer de vivre. Ce qu’il faut entendre par « ne rien faire », c’est qu’il ne faut « rien jouer », ce qui n’est pas exactement pareil.

Si on prend au pied de la lettre le conseil « ne rien faire », alors on prend le risque d’être transparent. Votre personnage doit toujours avoir une vie intérieure et être au présent. Faites confiance à votre travail de préparation.

 

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il ne faut pas chercher à jouer pour faire comprendre au spectateur quelque chose mais laisser le spectateur deviner ce qui se passe dans votre vie intérieure. C’est ça ne rien faire. Ne pas en faire plus que ce que nous faisons dans la vie tout simplement.

Pleurer sur commande

Un jour ou l’autre, en tant qu’acteur, vous tomberez forcément sur une scène ou il y aura comme indication dans le texte “… se met à pleurer”. A ce moment là, vous vous dites “wow ! J’espère que je vais réussir à pleurer ! Qu’est ce que je vais faire si j’y arrive pas ?”.

La première chose à savoir c’est que vous n’êtes pas les seuls dans ce cas. Ne pas réussir à pleurer ne veut pas dire que vous êtes un mauvais acteur. Et ce n’est pas parce que quelqu’un réussi à pleurer facilement sur commande que c’est un bon acteur non plus ! Certaines personnes ont beaucoup de facilités à pleurer.

Plus important que les larmes, ce sont les émotions. Vous n’avez jamais remarqué que parfois on voit un acteur ou une actrice avec des larmes mais cela ne nous touche pas ? C’est parce que l’émotion est absente.

Il ne faut pas tomber dans le piège de “jouer l’émotion”, c’est à dire jouer la tristesse par exemple. Il est très facile de tomber dans ce piège car, sur un tournage, si le réalisateur vous demande d’être “plus triste”, alors vous risquez de jouer le « plus triste » au lieu de trouver la raison pour laquelle vous devriez être plus triste. L’émotion doit être la conséquence et non le but.

L’émotion viendra si vous avez bien fait votre travail de préparation en amont, si vous connaissez bien votre personnage.

L’émotion pourra venir de plusieurs manières.

1.    La scène que vous jouez peut vous émouvoir, tout simplement, et le simple fait d’être au présent vous mettra dans l’émotion du personnage.

 

2.    La scène peut aussi vous toucher personnellement car vous avez vécu quelque chose de similaire. Là vous faites alors appel à votre mémoire affective.

 

3.    La scène peut ne pas vous toucher du tout. Dans ce cas vous allez aussi pouvoir travailler sur votre mémoire affective en vous remémorant un évènement douloureux de votre vie qui n’a rien à voir avec la scène.

Une fois sur scène ou sur le plateau de tournage, relaxez-vous.

Certains acteurs aiment se préparer dès qu’ils se lèvent le matin pour laisser monter l’émotion petit à petit. Le problème avec ça, c’est que si la scène se joue en fin de journée et que vous avez d’autres choses à jouer avant, alors ça peut poser un problème.

Quelle que soit votre façon d’arriver à ce moment, préparez vous bien et répétez. Travaillez les circonstances données, votre objectif dans la scène, et déterminez les obstacles qui se dressent devant votre objectif.

Ne forcez pas l’émotion, invitez la. Et ne vous inquiétez pas, si vous avez l’émotion mais pas les larmes, allez voir la maquilleuse. Elle a toujours un stick au mentol, mais chuuuut 

 

 

SUR- JOUE

Vous avez très certainement déjà entendu parler de “sur-jeu”. Vous voyez un acteur dans un film ou au théâtre et vous vous dites “il sur-joue”.
Quand un acteur sur-joue, on dit “qu’il en fait des caisses”. Mais c’est quoi exactement “sur-jouer” ?
Et est ce que vous vous êtes déjà dit qu’un acteur pouvait “sous-louer” ?

Parfois les réalisateurs disent à leurs comédiens “fais en moins”, quand l’acteur projette trop, qu’il veut trop “montrer” la situation. Il est vrai que, suivant les plans (plans serrés ou larges), le moindre battement de cil se verra. Certaines personnes vont carrément jusqu’à dire qu’à la télé, ou au cinéma “il ne faut rien faire” !

Par exemple : prenez une scène dans “le bon, la brute et le truand” (Sergio Leone adorait les plans serrés sur les acteurs). Si vous regardez bien les gros plans sur les personnages, vous verrez qu’ils bougent à peine. Ils ne clignent même pas des yeux ! S’ils bougeaient trop, s’ils « sur-jouaient » on perdrait en intensité.

 

Mais du coup, la peur du “sur-jeu” peut faire tomber dans le piège du “sous-jeu”. C’est ce qui arrive quand un acteur prend au pied de la lettre la phrase “ne fais rien”. Il voudra tellement ne rien faire, qu’au final on ne verra rien.

A mon avis le problème est ailleurs. La question n’est pas de savoir si sur-jouer c’est mal ou sous-louer c’est pas terrible. Parce que prenez Clint Eastwood par exemple. On ne peut pas dire qu’il en fasse des caisses ! Pourtant c’est un excellent acteur. A l’inverse, prenez Louis De Funès, lui il en fait des caisses. Il gesticule, il crie, il danse, il mime … Et pourtant c’est un excellent acteur aussi !

Allez juste pour le plaisir un petit extrait 

 

Pourquoi ces deux acteurs au style totalement opposé sont bons ? Y a t il un lien entre eux ? Oui, c’est la SINCERITE. Quand ils jouent une scène, ils sont sincères, ils y croient ! Et c’est ça qui fait toute la différence.
La question n’est pas de savoir s’il faut jouer comme ci ou comme ça, cela dépend de la personnalité de chacun. Ce qu’il faut c’est viser la sincérité. Sans sincérité les spectateurs ne seront pas transportés par le personnage, ils n’y croiront pas.
Si l’acteur n’y croit pas, le spectateur non plus.

FAUT-IL ETRE BEAU POUR REUSSIR

 

Quand on regarde un film ou une série américaine, on remarque que la plupart des acteurs sont beaux. Les hommes sont tous musclés, pas un pet de graisse, même le mec qui va jouer un clochard pourra avoir des allures de gravures de mode. Les filles aussi sont très jolies, très sexy, bref … il y a de quoi en énerver plus d’un. Mais ce qui est vrai aux Etats Unis ne l’est pas forcément en France.

Le cinéma français aime les “gueules” et les personnalités, et ce depuis très longtemps.  Gabin, Ventura, Bourvil et De Funès en sont quelques exemples. Aujourd’hui aussi, on a de très bons acteurs qui ne sont pas forcément des canons de la beauté.

Un jour j’ai entendu un mannequin professionnel qui disait “aujourd’hui je fais ça mais comme je commence à vieillir je vais devenir acteur”. Alors ok, très bien, mais cela demande du travail. Il ne faut pas croire que, parce qu’on est avantagé physiquement, ça va être facile. J’aurais même tendance à dire au contraire. Un mannequin (homme ou femme) qui se lance dans le métier d’acteur sera d’autant plus attendu au tournant, tout comme les “fils” et les “filles de”. Le physique est inné, le talent est acquis. Je ne crois pas au talent inné et il ne faut pas être prisonnier de son physique, qu’il soit avantageux ou non.

Dans un récent entretien que j’ai fait avec Anne actrice réalisateur en Etats-Unis, elle nous explique que même là-bas (aux Etats Unis) la tendance est au changement. Ils ont toujours tendance à privilégier le physique mais sont de plus en plus ouverts aux personnalités et aux physiques différents.

 

Donc que l’on soit beau ou pas, le travail est la base. Vous pourrez avoir le physique de Brad Pitt, si vous êtes mauvais, vous ne trouverez pas de rôle. Et si vraiment vous vous trouvez moche, alors travaillez votre confiance en vous, parce que c’est elle qui va vous empêcher de travailler, pas votre physique.